08/02/2015
Douce France
Pays de paix et d'harmonie..
Comme une Une des Echos..
Le poids des mots, le choc des photos.
Comme une odeur d'années 70...
Heureusement HSBC vient mettre un peu de nouveauté dans ce paysage..
28/12/2014
Chacun son mur...
Pourtant les débordements étaient tout aussi graves, et tout aussi inquiétants, si ce n'est plus.
Cette asymétrie n'est sans doute pas anodine.
L'intuition nous laisse imaginer un clivage sociétal entre ceux qui dénoncent le manque d'impartialité de la justice, et qui dénoncent le manque d'impartialité de la police. Entre ceux qui ont peur des juges, et ceux qui ont peur des policiers. Entre ceux à que l'on suspecte de délinquance en col blanc, et et ceux de délinquance à capuche.
Aujourd'hui, si la polémique s'amorce autour de l'affaire de Joué lès Tours, c'est que le terrain est fécond pour qu'elle germe.
On mesure chaque jour combien la confiance est précieuse, en mesurant le coût de la défiance qui règne dans la société française, écartelée par les inégalités matérielles, culturelles et sociales. Une société où deux visions de la justice s'opposent de manière frontale, en se fracassant sur le mur d'en face....
15/12/2014
Attrape-bobos
Mais c'est ainsi, tant pis pour la planète, tant pis pour les populations, ça a beau être une goutte d'eau dans l'océan, impossible d'en détourner le cours. Trop dur de lutter contre le courant. Rien ne résiste à la pression de conformité.
Bref, on ne veut pas que nos enfants soient privés de cadeau à Noël pour le seul motif d'avoir des parents bobos.
Alors on s'écrase.
Noël approche et il va nous falloir pactiser avec le diable.
Alors la liste de Noël dans les mains, on va se résigner à s'approvisionner au mieux.
On va se jeter dessus avec un soulagement qui n'est pas sans rappeler la joie du végétarien au moment où Buffalo Grill lui apporte une salade de bienvenue.
On cajolera sa conscience devant toutes les belles intentions affichées sur l'emballage : des produits "nobles en bois, sélectionnés par nos experts"...
Enfin on sera beaucoup plus apaisé en constatant que ouf, on reste dans un schéma tout à fait classique : jouet fabriqué en Chine, on ne sait pas trop par qui ni comment.
Une valeur sûre donc.
Vous importez vos jouets du monde entier, mais vous privilégiez les articles européens. Pour quelles raisons ?
25/11/2014
Le privilège de l'irresponsabilité
L'intérêt général se désignerait de lui-même.
Contentez-vous d'essayer de vous enrichir, la main invisible du marché s'occupe du reste, nous disait Friedman, avant d'être repris en choeur par tous les économistes libéraux, puis par tous les affairistes tout heureux d'être allégés d'une lourde responsabilité sociétale.
Seuls quelques dirigeants marginaux osent rapprocher les mots entreprises et responsabilités. La "RSE" germe dans certaines entreprises, sans qu'on sache si ça les fera muter ou si cela ne constituera qu'un léger ravalement de façade. Pour le reste, on s'agrippe encore à notre irresponsabilité.
L'irresponsabilité des puissants, c'est la base de leurs privilèges. Ces privilèges qui se perpétuent dans la démocratie de marché, et qui expliquent le piètre état du monde aujourd'hui.
Bien sûr je ne parle même pas du pouvoir "politique", celui de nos fameux "représentants élus", qui semblent plutôt être là désormais pour animer et faire diversion, pour donner un coup de pouce au maintien de l'édifice.
C'est ainsi que l'édifice tient depuis des décennies.
La question de la responsabilité est pour moi l'enjeu majeur du monde de demain.
Que la révolution se fasse dans les entreprises, dans le fonctionnement économique du monde, ou bien dans ses institutions gouvernementales, au travers de mouvements politiques, peu importe. L'important est qu'on y arrive. Faire évoluer les organisations sociales qui permettent l'implication individuelle tout en permettant d'assumer correctement leur responsabilité collective est à la fois une nécessité vitale, et une avancée sociale prometteuse.
09/11/2014
Sarko les a (à nouveau) tuer
En deux semaines un premier bouquin qui sort révèle les insultes de Sarkozy envers à peu près tout le monde autour de lui.
Un second met en lumière les dessous des affaires impliquant Sarkozy.
Sarkozy est un brillant avocat. Il sait mieux que quiconque que celui qui accuse se met souvent en faute, et il n'a pas d'égal pour trouver la faille et déstabiliser quiconque vient lui chercher des poux.
Comme prévu donc, ce soir les plus affaiblis sont les adversaires de Sarkozy.
Les phénomènes médiatiques sont décidément passionnants.
Et la clique de l'ancien président les manipule à merveille.
Ils ont trouvé une brèche, et à grand coup de bruit et de poussières, on réussi à déclencher la contre-offensive.
Bien sûr Hollande et Fillon sont obsédés par Sarkozy et feront tout pour qu'il tombe. Ce n'est pas un scoop. Qui peut en être surpris aujourd'hui?
Demander l'intervention rapide de la justice par voie officieuse est certes répréhensible. Mais où est le "scandale d'Etat"? Y a-t-il corruption? Il semble pour le moment que non.
La gravité des faits reste relative, surtout si on met en perspective tout ce qui est reproché à Sarkozy.
Oui mais voilà, une trahison, c'est toujours une pépite dans le scénario du grand spectacle politicien.
Ça vaut bien un 20h à TF1.. Le repas de Fillon et de Jouyet a un plus grand retentissement que les tractations de Sarkozy avec le juge Azibert, alors qu'en terme de risque de corruption, on était un cran au dessus.
Mais c'est de bonne guerre, le bal de dupes a démarré... A coup de "je ne veux pas croire que" par ci, "je ne peux pas le croire" par là, on feint de s'émouvoir... La basse cour lance ses cris d'orfraie... C'est d'autant plus risible qu'on sait tous que "cabinet-noir" contre "officine", tout le monde s'espionne, l'Etat est devenu une véritable taupinière où tout le monde sait tout sur tout le monde en temps réel... Mais il faut manipuler l'opinion..
Encore une fois, avec les médias audiovisuels, l'immédiat l'emporte sur l'analyse, l'émotion supplante la raison. L'opinion, avec sa mémoire de poisson rouge, devrait réhabiliter (temporairement) Nicolas Sarkozy.
Regardons le fond de l'affaire. Je n'ai pas une grande sympathie ni pour Fillon ni pour Hollande.
Mais quand on connait le passif de Nicolas Sarkozy, et toutes les ardoises qu'il a laissées aux militants UMP, en ces temps où les sondages, même en berne, nous annoncent qu'il va forcément revenir au premier plan, je m'étonne que Fillon soit le seul militant UMP à alerter les autorités pour éviter que le président sortant ne récidive... Même si évidemment, un citoyen normal et honnête aurait choisi un autre lieu et une autre rencontre pour le faire...
30/10/2014
Laisser la rivière faire son lit...
Donc quand il pleut beaucoup, au lieu d'essayer de contenir la rivière, on la laisse déborder sur cet espace. En tout, 50 hectares ont été aménagés. La zone est devenue un refuge pour les oiseaux, les grenouilles, et les brochets.
(..)
Ces travaux ont été financés par les contribuables, mais ils n'ont plus à subir les dégâts des inondations. Ce projet a reçu du ministère du Développement durable le prix du génie écologique. Les résultats sont là : en juillet dernier, à Merville, il est tombé 100 mm en une heure et pour la première fois depuis des années, personne n'a été inondé.
A lire ici
23/10/2014
Un de nos actionnaires veut nous voir en faillite
Oui le peuple français ne se saigne pas assez pour lui. David Einhorn, puissant patron du hedge fund américain Greenlight Capital, préfère retourner chercher ses dividendes chez nos pauvres voisins grecs qui ont eux été mis au pas.
Il n'apprécie pas le budget de Bercy.
Pourtant je ne comprends pas ce qu'il nous reproche.
Si l'on regarde bien ce fameux budget prévisionnel 2015, on peut dire que le déficit de 87 milliards d'euros est dû
- pour une petite moitié à la prime accordée à nos patrons pour qu'ils fassent preuve de "responsabilité" (41 milliards par an?)
- et pour l'autre moitié (45 milliards?) à la nécessité de verser des rentes à messieurs Einhorn et consorts.
Quand on sait que Mr Einhorn et consorts achètent nos obligations pour financer les retraites de nos amis américains, je le trouve bien ingrat de cracher ainsi sur notre beau pays. Que je sache, les contribuables américains ne financent pas les cotisations de nos retraités français, si?
45 milliards.. ça reste raisonnable, merci la déflation ! C'est quand même toute la recette de l'impôt sur les sociétés qui sert à assurer les rentes de nos créanciers. Il est curieux que les patrons français, si prompts à se plaindre de l'oppression due à l'abominable taux de prélèvements obligatoires, ne s'offusquent pas de cette réalité...
Enfin quand on sait que chaque année nos 40 entreprises du CAC 40 offrent également déjà environ 40 milliards d'euros de dividendes à la "finance", les travailleurs français sont bien gentils de ne pas réagir quand on leur martèle qu'ils coûtent trop cher et qu'ils vivent au dessus de leurs moyens...
Sans doute est-on préoccupé nous-même à blâmer le chômeur sur cinq qui n'a pas le courage de passer ses journées à faire comme les quatre autres, à savoir chercher du travail qui n'existe pas.
Bref, le capitalisme fait de nous des êtres bizarres. L'argent ne nous comble pas. Il nous faut aussi du sang et des larmes... Ou comme dirait l'autre, l'économie? C'est idéologique, idiot !
Pour le financier, la dette française n'est pas considérée à sa juste valeur par les marchés, tandis que la dette grecque présenterait moins de risques que ne le laissent penser ses taux. "Tout le monde s'inquiète pour la Grèce. On ferait mieux de s'inquiéter pour la France. Le rendement des obligations françaises, tel qu'on le connaît aujourd'hui, ne devrait pas exister", a déclaré le financier.
La France "trop fière pour se réformer"
20/10/2014
Petite rétrospective à rappeler à tout sympathisant UMP qui se respecte...
(petite précision : ce texte s'appuie sur des informations disponibles de la presse mainstream, garanti sans adjonction de lien vers Mediapart ou Le Monde !)
Ma question est la suivante. Comment vous est-il possible de soutenir ce candidat? Quels sont vos arguments?
Comment peut-on continuer à incriminer les juges et salir autant l'institution judiciaire du pays au lieu d'assumer cette inexcusable légèreté, ces négligences coupables, pour ne pas parler de ces fréquentations suspectes et de ces coïncidences inquiétantes?
Quelle piètre vision faut-il avoir de soi-même et de ses concitoyens pour considérer qu'un pays entier ait besoin d'un "champion", d'un sauveur aussi talentueux et charismatique soit-il...
En revanche, le destin d'un pays peut effectivement dépendre de la malhonnêteté d'un seul individu. Le sort de millions de gens peut pâtir de la place accordée (ou non) à la déontologie par le pouvoir politique et médiatique qui forge les normes et la culture d'un pays..
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| Sarkozy et Armstrong : deux champions qui ont marqué leur époque |
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| Sarkozy et Berlusconi |
11/12/2013
Phobie & philie, néologismes symptomatiques de la pensée facebook
Les attaques personnelles étant monnaie courante sur le web, on comprend que ce procédé ait un certain succès, proche de l'effet de mode (--> note 2). Attribuer à son interlocuteur une phobie ou une philie revient à lui diagnostiquer une "pathologie" très déstabilisante, visant à le discréditer et s'affranchir de tout contre-argumentaire.
19/11/2013
L'orgueil, faux ami?
Nous le savons, nous sommes pétris d'orgueil, à tel point que notre libre-arbitre s'en trouve bien souvent affecté. Combien de fois devrions-nous admettre que notre orgueil est le véritable commanditaire de nos actes, de nos pensées, de nos paroles? Ne serait-ce lors des spectaculaires contorsions intellectuelles dont nous sommes capables pour éviter de reconnaître que nous nous sommes trompés.
05/10/2013
Cachez cette grossesse que je ne saurais voir..
10/09/2013
Les vieux sont l'avenir des jeunes. Plaidoyer pour repenser (intelligemment) le système de retraites
On s'accroche à notre système de retraites, comme à son bout de banquise en train de fondre, et tout préoccupés à s'agripper, on ne pense pas à regarder à côté. D'où vient donc cette cécité?
25/04/2013
La justice est-elle tombée dans le panneau?
24/04/2013
Le monde n’est pas une entreprise !
Après la Seconde Guerre mondiale, une sorte de compromis avait été passé entre l’Etat et les grandes firmes capitalistes. Au premier, le soin d’assurer les conditions de reproduction de la force de travail — l’éducation, la santé, etc. — et le développement des infrastructures. Aux secondes, la responsabilité de payer l’impôt nécessaire à leur financement. Quand le capitalisme européen entre en crise, dans les années 1960-1970, de nouvelles voies sont explorées par les multinationales pour surmonter cette dernière et se soustraire aux contrôles étatiques, en réorganisant les modes de production, en développant des activités financières dérégulées et en transférant des capitaux dans des paradis fiscaux. Mais l’Etat, pour faire face à des dépenses sociales accrues par un chômage devenu endémique, a dû emprunter sur le marché des capitaux. Ce qui l’a rendu tributaire du capitalisme et a sapé un de ses principaux appuis idéologiques : le principe de sa souveraineté. Les marchés financiers et les agences de notation prenaient en effet le dessus sur un pouvoir que les dirigeants politiques devaient, pourtant, à leurs mandats électoraux.
20/12/2012
L'Etat chahuté par ses actionnaires..
Non en réalité, l'Etat Providence fond comme nos glaciers dans les Alpes tout simplement car depuis que les Etats sont obligés de se financer sur les marchés privés, ils ont été petit à petit considérés comme des énormes entreprises lucratives pour les investisseurs. Surtout quand la crise rend les entreprises privées moins lucratives. Et les investisseurs, sous ce titre pompeux, ça reste des capitalistes basiques. Ils ne supportent pas de voir leur part de gateaux s'effriter pour que les nécessiteux récupèrent des miettes. Ils ont décider de remettre de l'ordre dans tout ça. Et ont décidé de montrer au reste du monde qui c'est qui décide, bon sang.
En attendant dans le petit écran on peut parler des impôts. De l'horrible pression fiscale qui fait fuir nos riches. Souvenons-nous que chaque année la part de la recette de l'impôt sur le revenu est entièrement engloutie par la charge de la dette. Autrement dit, dans les prélèvements obligatoires dont on est champion du monde, une part sert à financer les retraites d'américains qui sont gérées par le fonds de pension dont parlait Baroin.
Dans le petit écran on peut parler aussi de la dette envers nos enfants. C'est vrai, c'est triste de se dire qu'on leur fera payer une partie de la boite de médoc qu'on s'offre aujourd'hui pour guérir le cancer que nos parents à nous nous ont légué en décrétant qu'il fallait adapter la ville à l'automobile. C'est aussi ça la solidarité intergénérationnelle.
On n'en parle pas beaucoup de tout ça. On sait juste qu'on coûte trop cher...
11/11/2012
Creuser, pour reboucher...
Ils ont réussi.
Ils ont réussi à nous convaincre que nous devions payer. Que nous devons réparer.
Ils ont réussi à nous culpabiliser, et nous tombons dans le panneau.
Nous devons rembourser car nous avons vécu au dessus de nos moyens.
Trop paresseux, trop malades, trop assistés. Pas assez flexibles, pas assez productifs, pas assez compétitifs.
Le problème numéro un, notre vice, le fléau, le chaos qui nous guette, c'est la dette.
Notre salut, notre purgatoire, notre rédemption, c'est l'austérité.
Peu importe si, drôle de coïncidence, le trou de la dette équivaut peu ou prou à l'argent que nous a prélevé le système financier privatisé en appliquant ses taux d'intérêt, depuis que les Etats n'ont plus eu le droit de recourir à la finance publique, en 1973. Les états se sont vus imposés un intermédiaire privé, entre eux et leur banque centrale, et depuis, on a gentiment rétribué cet intermédiaire, à hauteur de 1 400 000 milliards d'€ , soit un volume manquant proche de celui du fameux "trou" (1789 milliards en mars 2012). Oui, si nous avions emprunté à taux zéro, à nous mêmes, comme avant 1973, sans verser cette "dîme", cette "gabelle" au secteur privé, nous n'aurions pas une dette ridicule aujourd'hui, on en parlerait même pas.
Ils ont réussi à nous convaincre que ce trou, c'est nous qui l'avons creusé, pas eux. C'est fort, non?
Et qui ça "ils"? Je parle tout simplement des acteurs plus ou moins surpuissants du système financier, qui sont passés en quelques décennies du statut de fluidificateurs de l'économie (une banque ne sert-elle pas à la base d'intermédiaire entre emprunteurs et épargnants?) à celui d'inquisiteurs supranationaux qui ont mis les démocraties au pas grâce à la collaboration zélée de nos représentants politiques.
Marginalisés, les quelques milliardaires qui ont amassé des fortunes grâce à une aventure industrielle comme au temps du capitalisme à papa. On en viendrait presque à les regretter. Au moins on avait des usines pour y bosser.
Désormais, les puissants sans visage se sont construits en collectionnant patiemment les prélèvements permanents, certes souvent indolores, que le monde financier opère sur le monde économique réel. En tirant parfaitement profit et de leur privilège de créancier/propriétaire d'un peu tout, et de leurs talents de spéculateurs sans états d'âmes. Et en désossant, bradant, dévitalisant nos infrastructures pour les transférer ailleurs.
Nous voilà soumis, dociles, résignés pour consentir quelques sacrifices, plus ou moins douloureux, afin de résorber la dette.
La rendre supportable.
La vache à lait du système financier ne doit pas exploser. A nous de faire l'effort.
Voilà l'urgence du monde civilisé.
Qui nous fait marcher au pas. Quitte à décréter la loi martiale. Et nul ne bronche, ou si peu.
Bien sûr il y a quelques désordres, mais pas méchants. Voire même opportuns.
Ceux qui veulent pas mettre au pot s'en prennent à leurs voisins, pour peu qu'ils vivent dans des caravanes, c'est plus facile.
Il y a des méchants qui jouent parfaitement leur rôle de méchants, avec leurs grosses barbes et leurs desseins barbares, très pratiques pour entretenir un climat de peur très saturé, et éviter qu'on se disperse avec d'autres inquiétudes. Ils sont parfaits pour canaliser la vindicte populaire, et bien malgré eux ils participent parfaitement au maintien de l'ordre public. Faudra penser à les décorer un jour...
Quant aux "pigeons" autoproclamés, ils sont bien utiles. Ils permettent à nos maîtres de nous rappeler que le droit de s'enrichir est plus important que le devoir de solidarité. Et puis, faut bien se souvenir de qui c'est les victimes, qui c'est les coupables. Les victimes, c'est ceux qui paient trop d'impôts, qui ne peuvent pas s'enrichir paisiblement à cause de nous. Les coupables, c'est nous.
Voilà comment la population, qui s'est gentiment faite délester de 1400 milliards d'euros en 40 ans, continue à vivre sous l'emprise de son maître, la finance, et va se montrer plus généreuse encore pour évacuer son sentiment de culpabilité en essayant de reboucher le trou. Étrange, n'est-ce pas?
Notez sinon qu'il y a d'autres dettes.
Et pas des moindres.
La dette sociale.
Le creusement des inégalités, qu'est-ce, si ce n'est une mauvaise redistribution des richesses dont la portée se répercutera sur les générations futures ? A-t-on conscience du coût à supporter pour la collectivité pour faire tourner une société inégalitaire? Pour faire cohabiter des mondes extrêmes de façon stable dans le même espace?
La dette écologique.
On va laisser à nos enfants des infrastructures délirantes de routes et autres installations énergivores, et des réserves d'énergies fossiles vides. Des montagnes de déchets. Des centrales nucléaires à démanteler et à enfouir. Un climat déréglé, des intempéries endurcies, des zones géographiques dévastées.
C'est une facture intergénérationnelle sans précédent.
Un trou insondable.
Rien à voir avec les quelques centaines de milliards d'euros à peine de la dette souveraine de notre beau pays. Non c'est incomparable. Ce n'est pas estimable. Pour cela plus encore que pour tout le reste, les euros ne sont qu'une monnaie de singe..
Dette sociale. Dette écologique. Ces dettes là n'existent pas dans le prisme de notre système médiatico politique. Ils n'ont d'yeux que pour cette "dette" soi disant souveraine, qui déstabilise à peine notre système bancaire déjà bancal pourtant.
Ces belles autruches nous mettent la tête dans le trou, mais le mauvais trou, celui qui n'est qu'anecdotique, pour être sûr que rien ne changera avant qu'ils ne disparaissent.
Oui, c'est amusant, l'austérité, ça consiste en fait à creuser un nouveau trou pour en reboucher un précédent, et éviter qu'on fasse des choses plus utiles.
31/10/2012
Des camemberts pour clouer le bec des corbeaux de l'austérité, et autres renards des rentes en mal de compétitivité
30/10/2012
"Nous, dirigeants ADULTES ET RESPONSABLES des plus grandes entreprises…"
"Nous, dirigeants des plus grandes entreprises privées françaises
- qui avons bénéficié de décennies de lutte frénétique des pouvoirs publics contre le chômage (budget de 10 à 20 milliards par an pour obtenir toutes sortes d'aides diverses et variées destinées à créer ou maintenir des emplois), tout en continuant des politiques de rationalisations, et autres délocalisations productrices de chômage de masse,
- qui avons bénéficié de décennies d'aides publiques pour nous assister dans l'innovation et la "compétitivité",
- qui n'avons jamais renoncé à rétribuer abondamment nos actionnaires (ces dernières années, les seules entreprises du CAC 40 ont systématiquement reversé au total chaque année entre 30 et 40 milliards d'euros de dividendes ),
- qui ne nous sommes jamais trop émus du fait que depuis plusieurs années tout cela ait fortement aggravé la "dette publique", dont le coût constitue une belle manne pour le système financier.
proposons au gouvernement un pacte pour relancer la croissance et l'emploi.
Il traduit notre ambition pour la France et est conçu dans un esprit de dialogue.
La France affiche un déficit sans précédent de son commerce extérieur, de ses paiements courants, de ses finances publiques et de ses comptes sociaux.
Les marges de nos entreprises sont historiquement basses.
Le chômage sape la cohésion sociale et exclut notre jeunesse.
La France doit se transformer en profondeur. Il est urgent d'agir maintenant et collectivement.
Nous préconisons une réponse globale adossée à des mesures simples et concrètes.
Nous reconnaissons la dimension monétaire du problème. Nous reconnaissons que notre monnaie est surévaluée pour nous permettre de mieux profiter des richesses du reste du monde, notamment du pétrole, et qu'on a délibérément laissé notre balance commerciale se déséquilibrer.
Nous reconnaissons que l’efficacité des organisations de nos entreprises, la stratégie commerciale, le management, la capacité à motiver les troupes sont entièrement de notre ressort, et que nous sommes entièrement responsables de la performance économique de nos entreprises.





